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2 mars 2021

La roue de Hudson

Tout commence par une perte, une rupture avec l’harmonie de l’individu. Il y a alors perte d’énergie, indécision. Une lassitude, un déni. C’est également un début d’engagement dans le cycle du deuil. La roue de Hudson intègre le cycle du deuil.
Revenons sur les étapes du deuil avant de continuer dans la roue de Hudson.
La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a élaboré dans les années 60 la théorie des 5 étapes du deuil, auxquelles seraient successivement confrontés ceux qui subissent une perte : le déni, la colère, la négociation, la dépression et, enfin, l’acceptation.

Choc et déni

Passée une courte phase où la personne endeuillée est comme submergée par l’annonce de la disparition de l’autre – perte plus brutale encore lorsqu’elle n’était pas prévisible – qui la laisse sans émotion apparente, comme en état de sidération, survient le déni.
Réaction temporairement salvatrice à une douleur insurmontable, le déni est la négation de faits qui se sont pourtant produits mais impossibles à intégrer. La personne croit à une illusion, un cauchemar, et refuse de seulement considérer l’information qui lui est donnée. C’est une phase brève, mais qui peut se révéler lourde de conséquences si la personne est incapable d’y mettre fin.

Colère

Avec la prise de conscience de la réalité de la nouvelle survient la phase de colère, où la personne se révolte contre ce qu’elle ressent comme une injustice. Elle peut trouver un exutoire en désignant un responsable. C’est une étape extrêmement douloureuse et délicate à traverser, où s’expriment de fortes contradictions internes : accusations, sentiment de culpabilité, particulièrement si la personne survivante se reproche de n’avoir rien pu faire pour empêcher le décès de l’autre.

Négociation

Frustrée, la personne en deuil tente irrationnellement de « marchander » le retour du disparu. Confrontée à l’irréversibilité des choses, elle va entrer dans la phase plus ou moins longue de la dépression.

Dépression et douleur

En venant à reconnaître que la perte a bien eu lieu, la personne en deuil sombre dans la déprime, la dépression. Incapable d’affronter le quotidien, passive, elle ne voit aucune issue à sa souffrance.
Cette phase du deuil, si elle stagne trop longtemps, doit alerter sur un éventuel état pathologique.

Acceptation

Survient enfin un moment où la personne déprimée trouve en ses ressources propres, ou avec un accompagnement, la force de sortir de sa douleur et son isolement. Prenant de la distance avec son chagrin, elle s’interroge sur des moyens de se reconstruire ; elle reprend des activités et recherche la présence des autres.
La réalité est admise. La personne peut réintégrer le cours de sa vie. Il y aura eu un avant, et il y a un après. Elle a compris qu’elle peut vivre en n’étant plus la même, sans oublier jamais l’être absent.

Roue d’Hudson Etapes 2 puis 3 et 4 : Incapacité au détachement et blocage.

Les photos sont celles du musée de la mafia ou MOB MUSEUM de Las Vegas.
Dans ce musée est expliqué comment la mafia a construit Las Vegas autour d’une incapacité à faire leur business autrement.
Il n’était pas possible d’accepter la prohibition, alors ils ont déplacés leur activité. Si on ne plus vendre la drogue en pleine rue, on va la vendre dans des boîtes de conserves (sous la marque MOB), si on ne peut plus boire et faire la fête avec alcool, alors on va faire des bars clandestins. La culture du « c’était mieux avant », « c’est injuste aujourd’hui » .
Après la première étape de désalignement ou de rupture, nous avons besoin de sentir que nous prenons les choses en main dans notre vie, que ce n’est pas irréversible. Pour cela on entre dans une sorte d’excitation, qui nous fatigue car nous tournons en fait en rond. Nous laissons notre esprit divaguer d’une perspective à une autre, sans qu’elles puissent être viables à long terme. Nos pensées sont « c’est dur, trop dur, et tellement injuste ! ». On se sent triste, en colère !! Nous manquons de repères. A ce stade du processus, la décision va nous permettre d’aller vers le deuil ou vers le manque de détachement. C’est l’entrée dans l’étape 3 . PAS DE DETACHEMENT ou l’étape 3 dans la roue de Hudson, est synonyme d’un refus ou d’une incapacité à reformuler de nouveaux repères. Notre moral est au plus bas, on se sent en fuite par rapport à la réalité, nos repères sont ceux du passé. On va alors chercher dans l’environnement ce qui va pouvoir consolider cette utopie que le passé est toujours notre présent. Ce déni, va doucement nous glisser vers l’étape 4 : le blocage. Une totale incapacité à accepter la réalité amène l’individu à se bloquer. L’agressivité, le retrait sont deux signes piliers de cet état. Le moral est au plus bas, les tendances peuvent être extrémistes. Comment sortir de cet état ? Soit en reprenant le processus au départ, par la voie du deuil. Souvent cela est possible par l’intervention d’un tiers de confiance qui fait prendre conscience de la non possibilité du retour en arrière, qui permettra de prendre une décision différente à l’heure du positionnement. L’apport du coaching quand un individu ou une équipe se trouve dans cette situation : être le tiers bienveillant qui accompagne l’équipe à faire face à la réalité tout en acceptant que le passé a été présent.

Revenons à notre prise de décision, arrivée juste après notre désalignement, notre rupture. Se proposait à nous l’incapacité au détachement et le processus de blocage OU le détachement et la capacité à faire le deuil de ce qui était notre réalité dans un temps passé. Nous entrons alors dans une sorte de processus où nous prenons conscience de notre impuissante, notre impossibilité à contrôler ce qui ne dépend pas de nous. Pour sortir de ce processus, une seule alternative : la recherche de nouveaux modèles. Mais la seule volonté de changer, de passer à autre chose, ne suffit pas à elle seule. Nous nous sentons indécis, fatigué, non légitime à demander de l’aide…. on ne sait pas quoi faire. C’est l’étape 6 : le tunnel, l’objectif est loin devant, nous sommes presque dans la noir, dans la solitude, avancer ou regarder en arrière sont les seules options possibles. Avancer est terrifiant, vers quoi aller ? Retourner est insatisfaisant car il n’y a plus rien. Le temps passé dans le tunnel peut être long, tant qu’un objectif attractif ne se dessine pas à l’issue du tunnel. Quand le moment sera venu, une nouvelle décision sera à prendre, l’étape 7.

La sortie du tunnel, nous avons accepté de regarder le passé avec bienveillance, et nous sommes en capacité de voir le futur avec tolérance et envie. Quoi faire maintenant ? Je me sens acteur de ma vie, mais arrive l’heure du choix entre le changement de type 1 : faire un peu plus ou un peu moins de quelque chose pour ramener une harmonie ; ou un changement plus caractérisé. Le danger !!! L’étape 8 : entrer dans un statut quo, aucun des choix ne me satisfait, et je ne me sens pas capable d’aller plus loin, sans pouvoir retourner en arrière. Je me compare aux autres, je suis fataliste, résigné sur mon sort. Je me sens incapable par rapport aux autres. Pour sortir de là, il faudra reprendre le chemin depuis le début, probablement accompagné. Etape 9 : l’homéostasie, le changement de type 1, je mets de l’équilibre dans la situation pour revenir à l’harmonie avant la rupture tout en acceptant que quelque chose a quitté. Je me sens en prise de décision et enthousiaste. Et c’est un très bon choix si l’objectif à atteindre n’a pas un enjeu crucial. L’alternative : le changement de type 2, l’étape 10, la semaine prochaine.

Dernière phase de notre roue du changement, l’étape 10.

Le changement de type 2 ou le changement de valeurs.

Descriptif rapide :

  • Comportement : Accepte intellectuellement le changement mais résiste encore, voit ce qu’il faut faire mais a du mal à s’y mettre
  • Santé : peu d’énergie, vivote
  • Moral : fluctuant
  • Pensée : Se dit : « Il faudrait que je m’y mette mais je ne pourrai pas » « Le monde moderne ne respecte pas les valeurs stables » « On va dans le mur » « Finalement, les autres manières de voir les choses sont peut être acceptables »
  • Sentiments : indécision, incertitude, nervosité
  • Sens (spirituel) : retour

Ça veut dire quoi ?

Souvenez vous, vouloir changer ne suffit pas, c’est une rupture de principes, une perte de sens, ce qui implique de la violence psychologique, une résistance. Dans la phase 10, nous sommes conscient que faire comme avant n’est plus possible, toutefois notre psychisme cherche encore des façons de rééquilibrer en reproduisant les vieux scénarios. En vain. Au fur et à mesure, la conscience de l’impossibilité que tout redevienne comme « avant », amène la recherche de reconstruction. Quels nouveaux principes, nouvelles habitudes, nouvelles personnes, etc…. Souvent se passage demande une aide extérieure pour guider en chemin. Il n’y a QUE si l’on se sent en sécurité que l’on accepte d’avancer dans l’inconnu et de construire en partant de zéro.

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